<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" version="2.0"><channel><atom:link rel="hub" href="http://tumblr.superfeedr.com/" xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"/><description>Making-of : ces bonus dvd qu’on devrait regarder plus souvent…</description><title>Dans les coulisses du making-of</title><generator>Tumblr (3.0; @makingofcinema)</generator><link>http://makingofcinema.tumblr.com/</link><item><title>Beaucoup de boulot !</title><description>&lt;p&gt;Grosse pause sur le blog du making-of suite à plusieurs mois passés dans les coulisses du prochain film de Jean-Pierre Jeunet&amp;#160;: &amp;#8220;The selected works of T.S. Spivet&amp;#8221; tourné en relief (sortie le 16 octobre 2013).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Deux news dans l&amp;#8217;univers du making-of&amp;#160;:&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1) un nouveau festival essaye de se mettre en place cette année à Cannes&amp;#8230; plus d&amp;#8217;infos&amp;#160;: &lt;a href="http://www.festivalmakingof.com/" target="_blank"&gt;&lt;a href="http://www.festivalmakingof.com/" target="_blank"&gt;http://www.festivalmakingof.com/&lt;/a&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2) une association des réalisateurs de making-of est en cours de création. Plus d&amp;#8217;infos prochainement sur son rôle et ses membres&amp;#160;!&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et d&amp;#8217;ici quelques semaines, de nouvelles chroniques de coulisses&amp;#160;!&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A suivre&amp;#8230;&lt;/p&gt;</description><link>http://makingofcinema.tumblr.com/post/49175420944</link><guid>http://makingofcinema.tumblr.com/post/49175420944</guid><pubDate>Mon, 29 Apr 2013 14:59:34 +0200</pubDate></item><item><title>[Actu] L'ordre et la morale</title><description>&lt;p&gt;Mercredi 16 novembre, Dailymotion diffusera le documentaire &amp;#8220;Le dernier assaut - 2 mois sur le tournage de L&amp;#8217;Ordre et la Morale&amp;#8221; (66min)&amp;#160;: où comment faire un film avec des techniciens et comédiens français, des Kanaks ayant participé aux événements de 1988 et des militaires de carrière, des figurants polynésiens, sans le soutien de l&amp;#8217;armée, le tout sur un atoll en plein Pacifique&amp;#160;!&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dailymotion diffuse le making-of en entier exclusivement jusqu&amp;#8217;au vendredi 18 novembre&amp;#160;!&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;iframe frameborder="0" height="270" src="http://www.dailymotion.com/embed/video/xm8gsr" width="480"&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/p&gt;</description><link>http://makingofcinema.tumblr.com/post/12831848779</link><guid>http://makingofcinema.tumblr.com/post/12831848779</guid><pubDate>Tue, 15 Nov 2011 11:35:00 +0100</pubDate></item><item><title>EPISODE 3 - "Et t'étais sur Babylon ?"</title><description>&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Constatation frustrante pour un réalisateur de making-of, l’exposition publique d’un making-of (si bon ou mauvais soit-il) dépend principalement de trois paramètres liés à la distribution en salles du film&lt;/strong&gt;&amp;#160;:&lt;br/&gt;- l’ambition du «marketing» (quelle importance donnent-ils aux making-ofs par rapport aux classiques bandes-annonces et affiches&amp;#160;?),&lt;br/&gt;- le budget du film (ne peut-on faire qu’un unique «26min-promo-tout-le-monde-il-était-formidable»&amp;#160;?),&lt;br/&gt;- son succès publique (la presse va-t-elle s’emparer du phénomène&amp;#160;? quel public va regarder les bonus sur le DVD&amp;#160;?).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span&gt;L’ambition «marketing» à ce sujet est rarement phénoménale&amp;#160;; peut-être à juste titre&amp;#160;: un making-of est-il si utile dans la promotion d’un film&amp;#160;? C’est une question légitime. Pourtant, sur &lt;em&gt;Un long dimanche de fiançailles &lt;/em&gt;par exemple, Jean-Pierre Jeunet avait proposé à Warner de diffuser un extrait du making-of kinescopé sur pellicule pendant la Fête du Cinéma. Sur &lt;em&gt;Truands&lt;/em&gt;, La Chauve-Souris a souhaité mettre en ligne un «26min» entier, plus instructif que promotionnel. Sur &lt;em&gt;L’ordre et la morale&lt;/em&gt;, Mathieu Kassovitz a proposé de diffuser sur le web le documentaire en entier (66min) le jour de la sortie du film. Outre ces quelques expériences, peu de distributeurs ont hélas «tenté des choses» et se limitent souvent aux classiques «2 extraits promos hystériques» sur Allociné ou Commeaucinéma, et au pressage DVD. On peut ainsi parfois, en tant que réalisateur de making-of, regretter d’avoir participé (ou de n&amp;#8217;avoir pas participé) à tel film, simplement à cause de ce manque (ou de ce regain exceptionnel) d’intérêt.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span&gt;Je me rappelle une réunion géante chez un distributeur français, deux mois avant le tournage d’un film dont j’allais réaliser le making-of, où plein d’idées géniales ont émergé concernant «des éléments inédits», des «vidéos mystérieuses» propagées sur Internet quelques semaines avant la sortie du film&amp;#8230; Au final, le film en question est sorti uniquement accompagné d’une bande-annonce (classique) et d’une affiche (laide). Pourquoi cette amnésie soudaine&amp;#160;? Pourquoi cette frilosité à «essayer des choses», à «prendre des risques»&amp;#160;? Pour peu que le film ne fasse pas les entrées escomptées, il est rare qu’on puisse obtenir des suppléments un tant soit peu intéressants à la sortie du film et sur le DVD.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span&gt;&lt;strong&gt;Si &lt;em&gt;Blueberry&lt;/em&gt; constitue une exception notable (le film a, grâce à Jan Kounen, un des DVD Collector les plus fournis du marché français), &lt;em&gt;Babylon A.D.&lt;/em&gt; (film de Mathieu Kassovitz) est, lui, un des plus flagrants exemples de frustration.&lt;/strong&gt; Et pourtant, &lt;/span&gt;un fichier Quicktime intitulé &lt;em&gt;Fucking Kassovitz!&lt;/em&gt;&lt;span&gt; existe, quasi-inaccessible (seul Kassovitz détient un copie officielle), fruit documentaire de 58min d’une expérience à la fois éprouvante et passionante, making-of &amp;#8220;interdit&amp;#8221; mais pourtant très instructif de &lt;em&gt;Babylon A.D.&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
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&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien que ce filmn’ait rien à voir avec la ville antique, un mythe est pour autant né de sa fabrication et de son échec&amp;#160;; si le résultat est loin des espérances même de son réalisateur, l’entreprise bénéficie d’une curiosité assez inédite. Ainsi, «Et t’étais sur Babylon toi&amp;#160;?» est curieusement une des questions qui reviennent souvent dans le métier. En ce qui me concerne, la réponse est «Non&amp;#8230;» et j’hésite toujours à rajouter «&amp;#8230; hélas.». Car réaliser le making-of d’un film où tout se passe mal, est-ce vraiment le pied&amp;#160;? «Des fois t’en peux plus» témoigne François-Régis Jeanne, qui a passé les 6 mois et demi sur le tournage du film. A l’étranger, quand c’est le bordel, il y a toujours un moment «où on aimerait être ailleurs». Et puis le processus documentaire reprend, heureusement, le dessus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En engageant François-Régis Jeanne sur &lt;em&gt;Babylon A.D.&lt;/em&gt;, réalisateur blindé de &lt;em&gt;Qui veut la peau d’Olivier Marchal&lt;/em&gt; (making-of dissident et à fleur de peau de &lt;em&gt;36 Quai des Orfèvres&lt;/em&gt;) et du making-of des &lt;em&gt;Rivières Pourpres&lt;/em&gt;, Mathieu Kassovitz pressentait-il l’avalanche incroyable de problèmes qui allait s’abattre sur la production de son film&amp;#160;? A cette question, le réalisateur répond brièvement&amp;#160;: «Un tournage est toujours un enfer auquel il faut survivre». Selon François-Régis&amp;#160;: «Je pense qu’il soupçonnait que ça allait être un peu chaud. Le but initial c’était surtout de tenir face à Vin Diesel, qui allait vouloir imposer son staff pour gérer son image. Et il a effectivement mis du temps à accepter que je le filme&amp;#160;: à la base un ami à lui devait venir le filmer lui, et moi le reste. Après les deux premières semaines, Mathieu a réussi à le convaincre de me laisser filmer. Après, Vin était même content de me voir filmer mais c’était dans des passages où il savait que je filmais et où sa soeur, qui gère son image, n&amp;#8217;était pas loin.».&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span&gt;&lt;strong&gt;Comment filmer «l’enfer»&amp;#160;? &lt;/strong&gt;Au départ, «la ligne directrice initiale du making-of était l’aventure humaine, tout le côté collaboratif entre les équipes françaises et les équipes américaines. C’est resté ça, mais en se focalisant finalement un peu plus sur Mathieu, personnage forcément empathique au milieu de cet enfer.». Pour pouvoir tout filmer, un comportement s’impose&amp;#160;: «Il faut être suffisamment dans l’équipe, il faut que les gens te fasse suffisamment confiance, ce qui est très difficile au début. Le but premier est de se faire oublier. Des fois même, ils commencent à te faire des confidences. La clef est de ne pas prendre parti, de ne pas s’exprimer. Sur &lt;em&gt;Fucking Kassovitz!&lt;/em&gt; c’était tout aussi faisable&amp;#160;: du moment que tu fous pas la merde, que tu fous pas de l’huile sur le feu&amp;#8230;» explique François-Régis à ce sujet. «On est un peu comme des photographes de guerre quoi», plaisante-t-il. Heureusement, Mathieu Kassovitz est derrière François-Régis : &lt;/span&gt;«Vue la catastrophe générale que nous vivions, j&amp;#8217;ai vite compris que le making-of serait plus intéressant que le film. Je me retournais souvent vers lui pour lui demander s&amp;#8217;il avait bien filmé un moment précis de ma chute en avant. [&amp;#8230;] Je repensais souvent au making-of d&amp;#8217;&lt;em&gt;Apocalypse Now&lt;/em&gt; pour m&amp;#8217;empêcher de sauter par la fenêtre&amp;#8230;».&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span&gt;&lt;strong&gt;L’enfer, toute l’équipe l’a subi.&lt;/strong&gt; En plein milieu du tournage, Mathieu Kassovitz discute en privé avec Thierry Arbogast, son directeur de la photographie&amp;#160;: «Qu’est-ce qu’il s’est passé pour que ce soit aussi peu organisé à tous les postes&amp;#160;? les costumes, la déco, le casting, à quel moment j’ai foiré moi&amp;#160;?!&amp;#8230;.». Le tournage est en effet constitué de pointures internationales&amp;#160;; en effet, d’où vient la faille&amp;#160;? Tour de force du docu&amp;#160;: sans incriminer les individus (Kassovitz, Vin Diesel, les producteurs&amp;#8230; tous ont une part de responsabilité mais sans être bêtement «montrés du doigt»), le montage réussit à expliquer les raisons fondamentales du naufrage à travers les images de plateau (avec près de 180 heures de rushes, la caméra tourne même dans des moments de confrontation extrême) et à travers les interviews, sans aucune langue de bois, de Mathieu Kassovitz, Mélanie Thierry (comédienne), Selwyn Roberts (co-producteur), Michelle Yeoh (comédienne), Alain Figlarz (coordinateur des cascades), et Antoine Charreyron (réalisateur 2ème équipe / séquence de Brooklyn Square).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
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&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span&gt;La thèse finale défendue est intrigante (et ressemble curieusement à la trame de &lt;em&gt;L’ordre et la morale &lt;/em&gt;dans lequel le capitaine Legorjus tente de faire le lien entre la rigueur miltaire et la coutume kanak)&amp;#160;: le choc de deux cultures (ici, française et américaine). Sur le plateau en effet, Mathieu Kassovitz «cherche la vérité», se laisse la possibilité de changer une scène le matin même, d’essayer de nouveaux dialogues sur le plateau, défendant le «système D» et la souplesse&amp;#160;; il doit pourtant faire face à Vin Diesel («qui ne croit pas à &lt;em&gt;Bloody Sunday, &lt;/em&gt;au cinéma-vérité») et face à un budget de blockbuster contrôlé par les Américains, et qui ont pour habitude de contrôler tout changement de mise en scène ou de scénario, via un système très lourd, très coûteux et très rigide. Résultat&amp;#160;: deux visions de la production, deux façons de faire du cinéma qui se confrontent, les inconvénients de chacune se cumulant. «On n’était pas sous-budgétisé à la base, on était juste limite. Il fallait que tout roule bien et apparemment pas tout a bien roulé&amp;#8230;»&amp;#160;: sourire de Kassovitz, interviewé dans le making-of. C’est le moins qu’on puisse dire&amp;#160;! Selon François-Régis, «tout le monde voulait a priori la même chose, mais les méthodes étaient différentes&amp;#160;: ça crée une sorte de Tour de Babel». A noter que sur&lt;em&gt; Gothika &lt;/em&gt;(film hollywoodien réalisé par Kassovitz), «les choses se sont beaucoup mieux passées parce que Mathieu avait accepté le côté technicien du réalisateur à l’Américaine&amp;#160;: beaucoup de choses étaient même déjà fixées avant qu’il arrive. Aussi, quand Halle Berry se casse le bras, ce n&amp;#8217;est pas à lui de gérer le problème. Alors que sur &lt;em&gt;Babylon&lt;/em&gt;, son engagement personnel le poussait inévitablement à devoir faire face à Vin.».&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span&gt;&lt;strong&gt;L’expérience finie, Mathieu Kassovitz a «eu du mal à regarder le documentaire parce que ça évoquait des mauvais souvenirs.&lt;/strong&gt; Mais une fois qu’il l’a vu il a trouvé ça très bien». Au final, le plus dur pour François-Régis est sans doute d’avoir sur son ordinateur le montage quasi-finalisé d’un vrai documentaire que la distribution n’a pas souhaité diffusé&amp;#160;: «ils ont voulu valoriser le film comme un film d’action avec Vin Diesel, c’est vrai que si tu mets un tel documentaire, c’est plus dans une démarche de film d’auteur». Certes, il circule une copie, par-ci par-là, dans l&amp;#8217;entourage de Mathieu Kassovitz&amp;#8230; mais aucun projet d’édition DVD pour le moment. Il y a derrière des problèmes compliqués de validation&amp;#160;: Vin Diesel ne souhaite plus entendre parler de cet échec, les Américains préférant «aller de l’avant et ne pas rouvrir des plaies&lt;/span&gt;» &lt;span&gt;: &lt;/span&gt;ce qu’ils appellent «le &lt;em&gt;move-on&lt;/em&gt;».&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On peut toujours espérer qu&amp;#8217;il sera édité un jour&amp;#8230; Peut-être que la sortie de &amp;#8220;L&amp;#8217;ordre et la morale&amp;#8221; (le 16 novembre) sera l&amp;#8217;occasion d&amp;#8217;évoquer le sujet&amp;#160;? :-)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;UPDATE&amp;#160;! Dailymotion diffuse le making-of en exclusivité&amp;#160;!&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;iframe frameborder="0" height="270" src="http://www.dailymotion.com/embed/video/xm7nlr" width="480"&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/p&gt;</description><link>http://makingofcinema.tumblr.com/post/12641240453</link><guid>http://makingofcinema.tumblr.com/post/12641240453</guid><pubDate>Fri, 11 Nov 2011 11:11:00 +0100</pubDate><category>Un long dimanche de fiançailles</category><category>Truands</category><category>L'ordre et la morale</category><category>Blueberry</category><category>Babylon A.D.</category><category>Gothika</category><category>36 Quai des Orfèvres</category><category>Les Rivières Pourpres</category><category>Apocalypse Now</category></item><item><title>EPISODE 2 - "Tu l'as filmé ça ?"</title><description>&lt;p class="Corps"&gt;&lt;strong&gt;Parmi les nombreuses questions posées au réalisateur de making-ofs, la plus courante&lt;/strong&gt; (après &amp;#8220;&lt;em&gt;Un making quoi&amp;#160;?&lt;/em&gt;&amp;#8221;, voir épisode précédent)&lt;strong&gt; est&amp;#160;: &amp;#8220;&lt;em&gt;Tu l&amp;#8217;as filmé ça&amp;#160;?&lt;/em&gt;&amp;#8221;.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class="Corps"&gt;En effet, si un régisseur adjoint traverse un champ et se fait courser par un taureau, si le comédien principal éternue sur la comédienne pendant une scène d&amp;#8217;amour, si une alerte incendie oblige l&amp;#8217;équipe à évacuer un décor en plein tournage, si un coup de vent déchire la tente de la cantine&amp;#8230; il y aura toujours quelqu&amp;#8217;un de très enthousiaste pour se retourner vers le réalisateur de making-of et lui demander&amp;#160;: &amp;#8220;&lt;em&gt;Tu l&amp;#8217;as filmé ça&amp;#160;?&lt;/em&gt;&amp;#8221;. La plupart du temps, l&amp;#8217;événement parait si anodin que je décide lâchement de répondre&amp;#160;: &amp;#8220;Oui oui je l&amp;#8217;ai eu&amp;#160;: c&amp;#8217;était trop gé - nial&amp;#160;!&amp;#8221;.&lt;/p&gt;
&lt;p class="Corps"&gt;&lt;strong&gt;Parfois néanmoins, la question n&amp;#8217;est pas si futile&lt;/strong&gt;. On l&amp;#8217;a compris (grâce à l&amp;#8217;Episode 1 de ce blog&amp;#160;!), la majorité des making-ofs promotionnels ne peuvent s&amp;#8217;empêcher de vanter l&amp;#8217;ambiance Club-Med du plateau, tellement-que-c&amp;#8217;était-super-à-faire-que-forcément-le-résultat-va-vous-plaire. En contre-point, on peut se demander&amp;#160;: &lt;em&gt;quid des vrais problèmes de production&amp;#160;?&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class="Corps"&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Flashback&lt;/em&gt;.&lt;/strong&gt; &lt;span&gt;Sous la pluie battante et artificielle des tranchées 14-18, une caméra 35mm, perchée sur une grue d’une dizaine de mètres de haut, shoote les soldats englués dans la boue du Boyau des Tilleuls. Plan d’ouverture du &lt;/span&gt;&lt;em&gt;&lt;span&gt;Long dimanche de Fiançailles&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;span&gt; d’une importance indubitable. Un hublot tournant est installé devant l’objectif et permet l’éjection des gouttes d’eau par force centrifuge, afin d’éviter toute traînée à l’image. En théorie. Mais depuis plusieurs heures, l’équipe caméra subit les foudres du réalisateur, victime angoissée et témoin critique de l’inefficacité soudaine du système (il faut dire que les conditions sont extrêmes&amp;#160;!). La production est pendue au téléphone, essayant de démêler les solutions techniques avec les fournisseurs. La journée est quasiment perdue. J’arrête mon camescope et décide de passer sur l’événement malheureux. Un technicien m’interpelle un peu sèchement, malgré la météo&amp;#160;:&lt;span&gt;  &lt;/span&gt;“Pourquoi tu ne filmes pas ça&amp;#160;?”. Il prétend que les meilleurs making-ofs sont “ceux qui montrent tout, même quand y’a des merdes”. C’est un point de vue qui me foudroie sur place car je n’arrive pas, sur le coup, à contre-argumenter. Suis-je en train d’éviter de me mouiller&amp;#160;? Pourquoi ne montrer que les moments heureux et purement efficaces dans un making-of&amp;#160;? Si j’ai l’ambition de raconter une histoire, pourquoi ne serait-elle pas parsemée, comme dans une fiction, d’obstacles à la bonne réussite du projet&amp;#160;?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
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&lt;/p&gt;
&lt;p class="Corps"&gt;&lt;span&gt;Le réflexe initial vint probablement d’une pudeur basique&amp;#160;: il est gênant de filmer des techniciens dans la panade. Mais ce n’est pas un véritable argument&amp;#160;: si la femme de F.F.Coppola avait coupé sa caméra sur le plateau d’&lt;/span&gt;&lt;em&gt;&lt;span&gt;Apocalypse Now &lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;span&gt;à chaque soucis, elle n’aurait probablement ramené que quelques minutes d’images&amp;#160;! [&lt;/span&gt;&lt;em&gt;&lt;span&gt;voir ZOOM&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;span&gt;]. Pourquoi ai-je donc sacrebleu! éteint ce maudit camescope en plastique&amp;#160;? Au fond, tout réalisateur de making-of ne rêve-t-il pas secrètement de tomber sur un film maudit pour être ébloui par le feu des projecteurs détournés de l’oeuvre originale échouée&amp;#160;? &lt;/span&gt;&lt;span&gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class="Corps"&gt;&lt;span&gt;Même si j’avais d’ores et déjà un parti-pris (celui de “filmer toutes les petites mains qui font un gros film depuis le début de la préparation jusqu’à la finalisation du film”), la véritable justification de ce réflexe apparaît clairement sur le banc de montage&amp;#160;: raconter un problème technique (ou humain) nécessite plusieurs minutes de narration afin d’exposer de manière intelligible les causes, les conséquences et la résolution du problème ou du conflit. Sur un tel projet (18 mois de production, 6 mois de tournage), le “problème du hublot tournant” n’est qu’une goutte d’eau. Si on l’explique sur 5 minutes de making-of, l’événement prend une ampleur considérable (1/15 du document final)&amp;#160;; il est donc rare de pouvoir justifier ce genre d’ “incidents” au montage.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
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&lt;/p&gt;
&lt;p class="Corps"&gt;&lt;span&gt;&lt;strong&gt;Ainsi les making-ofs qui évoquent en profondeur les problèmes d’un tournage sont effectivement peu nombreux et sont pour la plupart motivés par une production chaotique de A à Z.&lt;/strong&gt; On peut se pencher spécifiquement sur ces specimens, ce mois-ci sur les fameuses coulisses d’&lt;/span&gt;&lt;em&gt;&lt;span&gt;Apocalypse Now&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;span&gt; de F.F. Coppola (sorti au printemps en Bluray), et prochainement&amp;#8230; celles &lt;/span&gt;&lt;span&gt;de &lt;/span&gt;&lt;em&gt;&lt;span&gt;Babylon A.D.&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;span&gt; de Mathieu Kassovitz (totalement inédites).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;</description><link>http://makingofcinema.tumblr.com/post/12639177663</link><guid>http://makingofcinema.tumblr.com/post/12639177663</guid><pubDate>Mon, 03 Oct 2011 14:10:00 +0200</pubDate><category>Un long dimanche de fiançailes</category><category>Apocalypse Now</category><category>Babylon A.D.</category><category>99 Francs</category></item><item><title>[Zoom] "Hearts of Darkness: A filmmaker's apocalypse"</title><description>&lt;p&gt;&lt;iframe frameborder="0" src="http://www.youtube.com/embed/S8TVsU7QaPU" height="281" width="500"&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class="Corps"&gt;&lt;span&gt;Généralement, quand un producteur engage la femme du réalisateur pour faire des images pour le making-of, cela fait grincer les dents de nombreux réalisateurs (et monteurs) de making-ofs. Pour certains sujets, ce choix (permettant une intimité de tout instant) se révèle néanmoins on-ne-peut-plus judicieux. Les 44min de &lt;/span&gt;&lt;em&gt;&lt;span&gt;L’esprit du film&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;span&gt; d’Anne Paris (les coulisses de &lt;/span&gt;&lt;em&gt;&lt;span&gt;Blueberry&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;span&gt; de Jan Kounen) en sont un joli exemple&amp;#160;; &lt;/span&gt;&lt;em&gt;&lt;span&gt;Hearts of Darkness&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;span&gt; en est certainement le plus connu et le plus fou.&lt;/span&gt;&lt;span&gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class="Corps"&gt;&lt;span&gt;Embarquée “en vacances” aux Philippines sur le tournage d’&lt;/span&gt;&lt;em&gt;&lt;span&gt;Apocalypse Now&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;span&gt; comme tout le reste de la famille (y compris Sofia, alors âgée de 5 ans), Eleanore se voit confier par son mari le soin de filmer quelques images destinées à la promotion du film, au moyen d’une caméra 16mm. Au fil des jours et des innombrables problèmes qu’a connus la production, un vrai regard se pose sur l’obesssion de son auteur, Francis Coppola, écrasé par les catastrophes (destruction des décors par un typhon, hélicoptères phillipins utilisés pour de vraies opérations militaires, accidents de comédiens&amp;#8230;) et acculé de dettes (il engage tout son argent et ses biens). La folie, thème central du film, contamine les images d’Eleanore, dont la famille-même devient l’enjeu majeur de la narration.&lt;/span&gt;&lt;span&gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class="Corps"&gt;&lt;span&gt;Elle ramène de l’aventure quelques 60 heures de rushes inédites qui reposeront une dizaine d’années avant d’être reprises par deux documentaristes, Georges Hicklenlooper et Fax Bahr, et complétées d’interviews toutes neuves. Le documentaire final (96min) est sélectionné en compétition officielle de Cannes (Un Certain Regard 1991) et sort sur une centaine d’écrans dans le monde. Seul le Bluray récent associe, enfin, les deux oeuvres sur le même support.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class="Corps"&gt;&lt;span&gt;&lt;strong&gt;LE&lt;/strong&gt; making-of  &lt;em&gt;in - con - tour - nabl&lt;/em&gt;e.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;</description><link>http://makingofcinema.tumblr.com/post/12638948483</link><guid>http://makingofcinema.tumblr.com/post/12638948483</guid><pubDate>Mon, 03 Oct 2011 13:01:00 +0200</pubDate><category>Apocalypse Now</category><category>Blueberry</category></item><item><title>EPISODE 1 - "Un making quoi ?"</title><description>&lt;p&gt;&lt;img height="333" width="500" alt="Un making-ofeur :)" src="http://www.julienlecat.net/docus_blog/makingof_jlecat.jpg" align="baseline"/&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span&gt;&lt;strong&gt;Montmartre, octobre 2003.&lt;/strong&gt; Quelques figurants présents sur le plateau de &lt;em&gt;Un long dimanche de fiançailles &lt;/em&gt;m’aperçoivent, un caméscope en main, collant au train de François l’accessoiriste, chargé de balayer méthodiquement tout Paris au peigne fin (oui, c’est Jean-Pierre Jeunet qui réalise). L&amp;#8217;un d&amp;#8217;eux m’interpelle&amp;#160;: «Tu fais quoi toi&amp;#160;?» - «Je réalise le making-of.» - «Le &lt;em&gt;quoi&lt;/em&gt;&amp;#160;?» - «Bah le “making-of“ du film quoi, je filme les coulisses du film.». Après cinq secondes de réflexion on me répond&amp;#160;: «Aaaaah&amp;#160;! c’est toi qui fais le bêtisier&amp;#160;?»&amp;#8230; Grrr.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class="Corps"&gt;&lt;span&gt;Pas facile, la réalisation de making-of.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class="Corps"&gt;&lt;span&gt;&lt;strong&gt;Au départ réservés aux films-événements&lt;/strong&gt; (&lt;em&gt;Apocalypse Now&lt;/em&gt; ou &lt;em&gt;Shining&lt;/em&gt;) et côté fabrication à l’épouse ou à la fille de leur réalisateur respectif (Eleanor Coppola ou Viviane Kubrick), le making-of (appellation universelle) ou le “behind-the-scenes documentary“ (version hollywoodienne), le “komenkonnafé“ (titre alainchabatien), la “featurette“ ou le “bonus“ (approche low-cost), la “revue de tournage“ (intsitsulé québécois), ou encore “le bêtisier“ (appréciation dégradante, donc) sont devenus des éléments incontournables dans la fabrication d’un film. Quatorze ans après l’apparition du DVD, il ne se tourne plus un seul long ou court métrage sans making-of, et il subsiste même, en France (et ce malgré son triste manque de subventions&amp;#160;!), un Festival International du Making-Of qui en est déjà à sa 6ème édition (si si, la preuve : &lt;a href="http://www.festivaldumakingof.com" target="_blank"&gt;&lt;span&gt;festivaldumakingof.com&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;). A un mois d’un événement dans la galaxie du bonus (la sortie en mai du Bluray d’&lt;em&gt;Apocalypse Now&lt;/em&gt; et de son légendaire making-of : &lt;em&gt;Heart of Darkness - a Filmmaker Apocalypse&lt;/em&gt;), il n’est plus possible d’ignorer la portée de cet outil audiovisuel qui permet, quand il est bien produit, d’apporter une valeur ajoutée considérable à un coffret DVD, d’offrir aux apprentis cinéastes une source pédagogique phénoménale et de constituer une banque historique d’images mémorables et d’anecdotes incroyables pour le compte du 7ème Art (oui oui, tout simplement).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class="Corps"&gt;&lt;strong&gt;Dans la masse&lt;/strong&gt;, il existe évidemment toutes sortes de making-ofs. Le plus pratiqué (notamment par les Américains, hélas) est, sans doute, le making-of “26min promotionnel“ (parodié avec joie par ses propres protagonistes dans le making-of de &lt;em&gt;99 Francs&lt;/em&gt;)&amp;#160;: souvent axé sur deux ou trois comédiens qui ont «adoré travailler ensemble» et sur un «réalisateur qui sait ce qu’il veut mais qui nous laisse une grande liberté», blindé d’extraits du film qu’on vient à peine de regarder, ce format a probablement détourné de nombreux cinéphiles des bonus DVD… certes, sans doute moins que d’autres bonus désespérément inutiles comme la «bande-annonce du film» (au cas où vous n’avez pas le temps de voir le film en entier) ou la «filmographie du réalisateur» (déjà vu pour un premier long métrage&amp;#160;!).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
&lt;object height="281" width="500"&gt;
&lt;param value="true" name="allowfullscreen"&gt;&lt;param value="always" name="allowscriptaccess"&gt;&lt;param value="http://vimeo.com/moogaloop.swf?clip_id=28679755&amp;amp;server=vimeo.com&amp;amp;show_title=1&amp;amp;show_byline=0&amp;amp;show_portrait=0&amp;amp;color=ba9559&amp;amp;fullscreen=1" name="movie"&gt;&lt;embed height="281" width="500" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" type="application/x-shockwave-flash" src="http://vimeo.com/moogaloop.swf?clip_id=28679755&amp;amp;server=vimeo.com&amp;amp;show_title=1&amp;amp;show_byline=0&amp;amp;show_portrait=0&amp;amp;color=ba9559&amp;amp;fullscreen=1"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p class="Corps"&gt;&lt;strong&gt;A l’opposé&lt;/strong&gt;, il y a le making-of documentaire, format le plus nourrissant pour le cinéphile. C’est plutôt un unitaire donc (non saucissonné en 32 modules séparés), d’une durée convenable (de 20 minutes minimum, jusqu’aux audacieuses 120 minutes du making-of de &lt;em&gt;Astérix et Obélix&amp;#160;: Mission Cléopâtre&lt;/em&gt;), et cherchant, comme tout film qui se respecte, à raconter une véritable histoire&amp;#160;: celle d’un processus de création complet (celui de &lt;em&gt;Signes&lt;/em&gt; supervisé par Shyamalan) avec des génies du trucage (voir celui de &lt;em&gt;Abyss&lt;/em&gt;)&amp;#160;; parfois la passion, simple et touchante, d’un vrai amour du cinéma (&lt;em&gt;That Moment&lt;/em&gt;, making-of de &lt;em&gt;Magnolia&lt;/em&gt;) ou d’une vraie rage de réaliser (&lt;em&gt;Qui veut la peau d’Olivier Marchal&amp;#160;?&lt;/em&gt;, le making-of de &lt;em&gt;36 Quai des Orfèvres&lt;/em&gt;)&amp;#160;; parfois l’aventure d’un douloureux naufrage (le fameux &lt;em&gt;Lost in la Mancha&lt;/em&gt; dans les coulisses du &lt;em&gt;Don Quichotte &lt;/em&gt;de Sir “God“ Gilliam) voire d’un véritable choc entre deux civilisations (&lt;em&gt;Fucking Kassovitz&lt;/em&gt;, le making-of interdit mais pourtant indispensable de &lt;em&gt;Babylon A.D.&lt;/em&gt;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;iframe frameborder="0" width="500" height="375" src="http://www.dailymotion.com/embed/video/x8rmv3"&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class="Corps"&gt;&lt;span&gt;&lt;strong&gt;Depuis sa démocratisation&lt;/strong&gt;, le making-of est soumis aux lois du marché DVD&amp;#160;: en explosion il y a dix ans et en baisse depuis deux ou trois ans. Mais il devrait (on l’espère) trouver un relais favorable avec l’essor grandissant du Bluray et de la VOD (sur la Freebox, la PS3 ou iTunes&amp;#160;?).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class="Corps"&gt;&lt;span&gt;J&amp;#8217;espère donc, à l&amp;#8217;avenir, pouvoir évoquer ici [&lt;em&gt; dans la section ZOOM &lt;/em&gt;] les plus emblématiques making-ofs, anciennement ou nouvellement édités - parfois pourquoi pas avec leurs propres auteurs, et de temps à autre, qui sait, avec quelques réalisateurs de longs métrages makingophiles.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class="Corps"&gt;&lt;span&gt;A suivre&amp;#8230;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class="Corps"&gt;&lt;span&gt;[ &lt;em&gt;Article publié dans BRAZIL2 n°40&lt;/em&gt; ]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;</description><link>http://makingofcinema.tumblr.com/post/12639121207</link><guid>http://makingofcinema.tumblr.com/post/12639121207</guid><pubDate>Tue, 30 Aug 2011 10:00:00 +0200</pubDate><category>Un long dimanche de fiançailles</category><category>Apocalypse Now</category><category>Shining</category><category>99 Francs</category><category>Mission Cléopâtre</category><category>Signs</category><category>Sixième sens</category><category>Magnolia</category><category>36 Quai des Orfèvres</category><category>Don Quichotte</category></item><item><title>[Zoom] "Comment a-t-on pu faire un film sur Facebook ?"</title><description>&lt;p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;img alt="Sur le tournage de THE SOCIAL NETWORK" src="http://www.julienlecat.net/docus_blog/socialnetwork.jpg" align="baseline"/&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span&gt;Avant d’être une question futile (pour ceux qui admettent la virtuosité du scénario signé par Aaron Sorkin), c’est le titre du making-of de &lt;em&gt;The Social Network&lt;/em&gt;, le dernier film incontournable de David Fincher, sorti il y a quelques mois en Bluray et DVD.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span&gt;Avec ce titre de bonus, on pourrait craindre une sorte d’analyse sociétale du phénomène inattendu engendré par le plus grand réseau communautaire actuel&amp;#160;: un «&amp;#160;remplit-DVD&amp;#160;» par excellence, docu qui n’aurait rien à voir avec la fabrication d’un film. Heureusement&amp;#160;: c’est tout le contraire.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span&gt;Les 93 minutes de ce documentaire (diffusé entièrement sur IMDB quelques semaines avant les Oscars&amp;#160;!) sont intégralement consacrées à l’écriture des personnages et à la direction d’acteurs. Entre les séances de lecture en préparation, les répétitions pré-tournage de la première séquence du film (poussée à 99 prises&amp;#160;!), le travail de Fincher filmé sans complexe et les impressions honnêtes et sincères des jeunes Jesse Eisenberg, Andrew Garfield, Armie Hammer, Josh Pence et Justin Timberlake… on déguste (avec surprise) l’extrême opposé d’un making-of américain habituel.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span&gt;Disons le&amp;#160;: il y a peu de pépites comme celle-là provenant du système marketing d’Hollywood… Le réalisateur, David Prior, conçoit les making-ofs de David Fincher depuis &lt;em&gt;Fight Club&lt;/em&gt; et profite (avec chance) de l’aversion de celui-ci pour les «&amp;#160;featurettes&amp;#160;» promotionnelles. Si les précédents films de Fincher étaient plus «&amp;#160;tape-à-l’œil&amp;#160;», leurs bonus étaient par conséquence plus orientés sur le «&amp;#160;comment qu’on a fait pour faire passer une caméra dans une anse de cafetière&amp;#160;?&amp;#160;». Avec &lt;em&gt;The Social Network&lt;/em&gt;, Fincher a choisi de faire un film de comédiens&amp;#160;; le making-of a intelligemment suivi la même voie.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span&gt;Le docu (tourné dans un HD bien maitrisé) est découpé en trois grandes parties correspondant aux lieux de tournage&amp;#160;: l’université de Boston, la banlieue de Los Angeles et les intérieurs studio. Dans la longueur (il y en a un petit peu au milieu), ce découpage peut paraître un peu arbitraire et artificiel (il n’y a pas de changement radical d’une partie à l’autre) mais tend néanmoins à faire ressortir les trois états d’esprit différents des comédiens principaux&amp;#160;: Boston et le jeu «&amp;#160;dans le jus&amp;#160;», Los Angeles et le confort, les studios et l’étouffement. On s’amusera par exemple d’entendre Jesse Eisenberg s’attrister de l’éloignement de son partenaire de jeu Andrew Garfield retrouvant sa copine à Los Angeles… Le seul aspect purement technique, le dédoublement de Armie Hammer (qui joue les deux jumeaux Winklevoss) est lui-même assez vite expédié au profit des impressions de son double Josh Pence, qui ne cache pas sa frustration d’être effacé du film.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class="MsoNormal"&gt;Sans doute un des &lt;em&gt;musts&lt;/em&gt; de l&amp;#8217;année 2011.&lt;/p&gt;
&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span&gt;[ &lt;em&gt;Article publié dans BRAZIL2 n°40&lt;/em&gt; ]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;</description><link>http://makingofcinema.tumblr.com/post/12638996244</link><guid>http://makingofcinema.tumblr.com/post/12638996244</guid><pubDate>Tue, 30 Aug 2011 09:00:00 +0200</pubDate><category>The Social Network</category><category>Fight Club</category></item></channel></rss>
